Catalogue

Toi que mon coeur aime (2020-2021)
Paysages sonores d‘après le « Cantique des cantiques » de Marc Chagall
pour piano
10’ à 11’

L’association Expression 21, située à Cannes, m’a demandé une composition pour piano qui s’inspirerait d’une oeuvre de Marc Chagall. J’ai choisi un des cinq tableaux que le peintre a consacré au « Cantique des cantiques » et plus précisément le tableau central de cette oeuvre.

Note

La pièce qui en résulte est un voyage dans lequel
            les mariés guident les auditeurs d'une scène à l'autre           andante

            les invités                                                                                                   allegro
            un ange apporte un chandelier                                                       andantino
            le schofar                                                                                                   andante
            l'agneau                                                                                                     adagio
            la ville – Jérusalem terrestre                                                             andante
                                 Jérusalem céleste

            la lune                                                                                                          lento
            l'acrobate                                                                                                  andante

            les mariés atteignent dans le finale un point de
                               culmination, puis de grande douceur                          andante

Première audition au Musée National Marc Chagall, Nice.
La date n'est pas encore déterminée.

Suite pour violoncelle - à la mémoire de Benjamin Britten (2019)
en cinq mouvements
16‘ - 17’

I Prélude            Andante doloroso

II Etude               Allegro leggiero, semplice

          Der Wanderer

Un gai promeneur part en balade.

Un torrent et un cavalier se font entendre.

III Lamento         Lento solenne

IV Sérénade       Scherzo pizzicato

V Rondo               Andante

Première audition : Genève, Salle de Agostini,

14 novembre 2021

Amandine Lecras, violoncelle

Note

Points de départ

  • La composition du Prélude ainsi que celle du Lamento a commencé par la recherche d’un motif lyrique.
  • L’Etude der Wanderer est la traduction musicale de ce qui d’abord était une image, avec son atmosphère.
  • La Sérénade est née de la volonté d’écrire une suite de notes ascendantes, aboutissant à une note pizzicato, suivie d la même note tenue.
  • Quant au Rondo, il est directement issu des quatre mouvements qui le précèdent.

Formes

  • Le Prélude n’a pas de forme clairement déterminée.
    Pour l’essentiel il se développe avec d’une part un thème très affirmatif, qui revient plus d’une fois légèrement modifié, si ce n’est par simple allusion, à des hauteurs différentes puis, à l’approche de la fin, par le retour imposant des quatre premières mesures et se développe d’autre part avec des enchaînements ondoyants et lyriques de nombreux triolets.
  • L’ Etude der Wanderer est fait de parties de tailles diverses, représentant le gai promeneur, le torrent et le cavalier. Elles se succèdent, alternent, parfois se chevauchent.
  • Dans le mouvement très lyrique qu’est le Lamento, une brève section solennelle de trois notes accentuées ressort comme un motif caractéristique. Cette section termine régulièrement des traits de longueurs diverses. Dans la première partie de la pièce les trois notes sont progressivement plus grave, dans la deuxième au contraire plus aigues, dans la troisième à nouveau plus grave et dans une dernière mesure elles descendent et remontent immédiatement.
  • La Sérénade est un scherzo, mouvement tripartite rapide et enjoué. Le trio, plus lent, doux et expressif est encadré par des parties toute faites de pizzicati.
  • Comme son nom l’indique, le dernier mouvement est un rondo. Le début et d’autres passages du Prélude en constituent le refrain, l’Etude der Wanderer, le Lamento et le Scherzo fournissent le matériau des trois couplets.

Espiègleries (2019)
Deux piècettes pour clarinette et violoncelle
2’

I     Allegretto

II    Chansons françaises

Première audition de l’Allegretto : Bruxelles, Centre Culturel d’Evere,
15 novembre 2019
Géraldine Fastré, clarinette
Bruno Ispiola, violoncelle

Note

I Allegretto

II Chansons françaises - contient des airs de Cadet Roussel, Le roi Dagobert, Savez-vous planter les choux et Malbrough s'en va-t-en guerre.

Petite Suite (2016, 2018)
pour clarinette et piano
6’

I      Allegretto     (2016)
II     Largo             (2018)
III   Invention       (2018)
IV   Passacaille   (2018)

Note

Allegretto = Minute papillon (2016)

Minute papillon (2016)
Allegretto pour clarinette et piano
1’

Composé pour le Projet Mosaïc

Première audition Besançon, Musée du Temps,
12 novembre 2017
Damien Bachmann, clarinette
Benjamin Faure, piano

Note

Sera complété en 2018 pour constituer la Petite Suite pour clarinette et piano (2018).

Duo de violoncelles, Hommage à Bach (2016)
4’
Sarabande

Première audition Bruxelles, Centre Culturel d’Evere
25 novembre 2017
Guillaume Lagravière, violoncelle
Bruno Ispiola, violoncelle

Note

Point de départ
Cette pièce avait pour point de départ une idée précise, elle devait contenir une citation de Bach, choisie dans l'une de ses Suites pour violoncelle. Deux mesures appartenant à la Sarabande de la 5e Suite se sont facilement imposées, en raison de leur mode qui correspond à celui que j'affectionne particulièrement. Comme conséquence évidente le-dit passage a dicté le caractère de la pièce : à la fois grave et mélodieux, librement rattaché au « deuxième mode de Messian ».

Cependant l'hommage à Bach ne s'arrête pas là. Il apparaît également dans la nature polyphonique de toute la composition, et en particulier dans son début qui se présente comme une fugue.

Forme
Le duo est construit en trois parties. La première, plus longue que les suivantes, d'une couleur grave, commence par ce qui pourrait être le sujet et un divertissement d'une fugue. Elle prend ensuite la forme d'un long crescendo ascendant, aboutissant à un premier apogée. La deuxième partie est plus légère et connaît une accélération qui se termine par un effondrement, second apogée. La troisième se plonge à nouveau dans l'atmosphère du début. Un bref pont conduit à la citation de Bach, suivie par le retour au sujet initial. L'une des voix du début est alors longuement reprise, complétée par l'autre voix d'une manière nouvelle. Les huit dernières mesures du duo esquissent une nouvelle ascension, puis s'orientent progressivement vers un registre plus grave.

Quartetto breve (2011 - 2015)
Méditation et Allegro pour deux violons, alto et violoncelle
11’

I    Méditation – Adagio (2014 – 2015)
II   Allegro (2011 – 2012)

Première audition : Genève, Salle de Agostini,
14 novembre 2021
Quatuor Terpsycordes

Note

L'Allegro pour quatuor à cordes (2011 – 2012) est désormais précédé par le mouvement Méditation – Adagio (2014 - 2015)pour constituer ce Quartetto breve

Méditation – Adagio (2014 – 2015)
Point de départ
Le prélude pour piano de Claude Debussy Des pas sur la neige, a marqué de son empreinte la composition de cette pièce, associé à l'image d'un homme, peut-être un religieux, marchant avec détermination, dans une situation sérieuse et difficile.

Forme
Ce morceau expressif et lent se déroule en trois parties. Il commence par des notes lourdes d'une grande régularité, confrontées à des contretemps répétitifs. Un contretemps particulier placé à la suite d'une note courte, se fait entendre plusieurs fois et retient l'attention. En milieu de parcours, cette première partie connait une accélération et une tension qui ne cessera de croître. Soudain l'atmosphère se dégage et cède la place à la clarté, à l'évidence : c'est la deuxième partie. Elle est confiée à deux instruments seulement, les violons.Leur jeu est plus simple. Les motifs mélodiques sont les mêmes, mais les contretemps ont pratiquement diparu, alors qu'un motif rythmique nouveau se fait entendre : des triolets. La troisième partie est le retour des notes pesantes ainsi que des contretemps. Une certaine tension se manifeste à nouveau elle aussi, mais elle s'estompe rapidement . La pièce s'achève dans une coda pianissimo.

Modes
A son début la Méditation se rattache à un mode de six notes, qui successivement est placé à différentes hauteurs ou « tonalités ». Progressivement elle s'enrichit de notes étrangères, et évolue vers un mode de huit notes. La pièce est donc gouvernée par deux modes et plusieurs « tonalités ».

Souvenir (2015)
Allegretto pour piano
1’

Première audition Genève, Salle Frank Martin,
20 juin 2015
Borislava Taneva, piano

Note

Ecrit pour le projet Le Tour du monde en 50'. Cette miniature a été composée à partir d'une pièce écrite dans l'enfance.

Sonate (2011-2014)
pour flûte, clarinette et violoncelle
15‘30’’

I  Adagio                          (2011-2012)
II Variations et Fugue  (2013-2014)

Thème – Giocoso
Variation I – Fugato, Andante scorrevole
Variation II – Larghetto cantabile
Variation III – Scherzando alla burla
Variation IV – Largo con anima
Variation V – Allegro deciso
Fugue

Première audition Vidin/Bulgarie, Philharmonic Hall,
29 avril 2014
Alexander Djanbazov, flûte
Farik Akbarov, clarinette
Theodora Atanasova, violoncelle

Note

Le premier mouvement, Adagio =  Trio (2011-2012)

Cette œuvre reprend des formes musicales classiques : le 1er mouvement est un Adagio en forme sonate,  le 2e présente un thème suivi de six Variations, dont la dernière est une fugue. L’aspect le plus contemporain du morceau réside dans le mode sur lequel il se fonde : il est librement inspiré par le deuxième mode de Messian.

La pièce a un caractère nettement contrapuntique. Les trois instruments sont d’égale importance et ne cessent d’alterner, de converser, de se répondre.

Relevons une particularité. Alors qu’il s’agit nettement d’un trio dans le premier mouvement, il en va différemment dans le second. En effet nombreux sont les passages du thème et des premières variations dans lesquels deux instruments -  et pas toujours les mêmes - jouent en unisson, en général à différents registres ou encore où l’un des trois observe un silence. Mais les trois voix sont pleinement de retour à partir de la quatrième variation.

La sixième, de loin la plus longue, la fugue, représente un aboutissement de toute la Sonate. Non seulement est-elle pleinement équitable pour les trois instruments puisque c’est une fugue à trois voix, mais elle se réfère aux deux mouvements puisque le sujet reprend le premier motif du thème des Variations et que le contresujet reprend le premier motif de l’Adagio.

Ouverture dramatique (2013-2014)
pour orchestre symphonique
Orchestration par Stefano Liatti de la Fantaisie (2010)
pour violoncelle et piano
5‘30’’

Première audition Vidin/Bulgarie, Philharmonic Hall,
24 avril 2014
Sinfonietta Vidin
direction Konstantin Illievsky

Note

L'orientation choisie pour cette orchestration est de faire naître un orchestre symphonique et non un concerto pour violoncelle.

Arietta (2013)
Andante pour flûte et piano
2’

Première audition Chabenet/Indre, au Château,
18 avril 2013
Marc-Antoine Houën, flûte
Elodie Guérin, piano

Mouvement pour orchestre à cordes (2012-2013)
Orchestration de l‘Allegro pour quatuor à cordes (2011 - 2012)
par l’auteure
5‘30’’

Première audition Vidin/Bulgarie,
Philharmonic Hall, 31 mars 2013
Sinfonietta Vidin
direction Konstantin Ilievsky

Allegro pour quatuor à cordes (2011 - 2012)
5‘30’’

Première audition Genève, Salle de Agostini,
14 novembre 2021
Quatuor Terpsycordes

Note

Le motif mélodique interprété à l'unisson par l'alto et le violoncelle dans les deux mesures d'ouverture est la première inspiration de cette pièce, qui d'emblée était conçue en forme sonate. A la troisième mesure les deux violons reprennent le motif du début, en le modifiant et se faisant accompagner par l'alto et le violoncelle. Les quatre instruments développent ensuite quelque peu ce matériau jusqu'à la fin du premier thème. Le second thème est introduit par le seul premier violon, avant que successivement les autres instruments ne le rejoignent. Ainsi y a-t-il dans cette oeuvre, et y aura-t-il plus loin, des passages à l'unisson, même de l'ensemble des voix, mais aussi des passages au cours desquels ne jouent simultanément qu'un, deux ou trois instruments. Fidèle à la forme sonate, le morceau se poursuit par le développement puis la réexposition des deux thèmes.

Cet allegro fait souvent passer une mélodie d'un instrument à un autre, parfois avec quelques modifications rythmiques, ou bien il reprend un simple fragment du jeu interprété par une voix et le confie à une ou successivement plusieurs autres voix.

La pièce est pleine d'élan et de détermination. Parfois elle se déchaîne ou s'arrête brusquement. Ailleurs elle est plus douce et mélodieuse et pourtant, là aussi, elle n'est pas profondément calme. L'Allegro se termine par un emballement fortissimo.

On retrouve ici le « deuxième mode de Messian » appliqué avec beaucoup de liberté.

Trio (2011-2012)
Sonate, Adagio pour flûte, clarinette et violoncelle
6‘40’’

Première audition Genève, Clos Voltaire
12 septembre 2012
Fabio Lo Curto, clarinette
Marco Rainelli, flûte
Daniele Fioro, violoncelle

Fantaisie (2010)
Allegro con furore pour violoncelle et piano
5‘30’’

Première audition Sofia, Studio Hall, 28 octobre 2011
Avgust-Alexander Pavlov, violoncelle
Nia Nedkova, piano

Note

Point de départ
L'inspiration première de cette œuvre était de nature rythmique : trois notes accentuées, suivies de nombreuses notes courtes et légères. Et il a rapidement été évident que la pièce allait exprimer de la fureur, même si cet état d'âme ne devait pas dominer à lui seul le morceau.

Forme
La forme de cette Fantaisie est celle d'une sonate. Elle débute par une exposition avec deux thèmes. Le premier fait alterner la-dite fureur et des parties mélodieuses. Le second, plus sobre et doux, présente davantage d'unité. Conformément à la forme sonate, la pièce se poursuit par un développement, écrit ici essentiellement à partir du premier thème. Puis, après un silence, une sorte de réexposition se met en place. Elle commence par les mesures initiales du premier thème, transposées, reprend ensuite des éléments de chacun des deux thèmes, plus ou moins modifiés, et aboutit à un crescendo ...con furore.

Modes
Aussi bien les enchainements d'octaves que les motifs mélodiques sont fondés sur un mode dans lequel tons entiers et demis-tons alternent régulièrement, ce qu'il est convenu d'appeler « le deuxième mode de Messian ». D'autres passages particulièrement riches en demi-tons se rapportent plutôt à la gamme chromatique.

Quatre Fugues (2008-2009)
pour piano
10‘ - 11’

I      Andante ingenuo – à deux voix
II    Adagio cantabile – à deux voix
III   Vivace deciso – à trois voix
IV   Andante elegiaco – à quatre voix

Premières auditions :
Sofia, Concert Hall, 20 novembre 2009
Nia Nedcova, piano
avec Trois fugues : I, II, III

Bâle, Im Turmstübli Warteck, 22 septembre 2017
Talvi Hunt, piano
avec les Quatre fugues

Note

Écouter

Point de départ, les sujets
La composition de chacune de ces fugues a commencé par la détermination du nombre de ses voix et la recherche de son sujet. Celui-ci devait être caractéristique, pour qu'il puisse être aisément reconnu quand il se ferait réentendre. Il s'agit dans chaque cas d'un motif de quelques mesures, entre deux et cinq, qui constitue une unité. Le sujet de la quatrième fugue a de particulier qu'il est construit à partir des sujets des trois premières. Cette quatrième fugue représente ainsi une manière de conclusion.

Modes
Si la forme de ces pièces est très classique, il en va autrement sur le plan tonal. La première fugue est écrite en mi mineur, avec beaucoup de liberté. Les deuxième et troisième sont écrites dans le « deuxième mode de Messian » en se permettant ici aussi des libertés. Le sujet de la quatrième étant construit à partir des sujets précédents, il combine le mode mineur avec le « deuxième mode de Messian » .

Duo en Torsades (2003)
Allegretto a la marcia pour violon et violoncelle
2‘15’’

Première audition Veyrier/Genève, La Mansarde,
25 mai 2013
Emilie Weibel, violon
Greg Tüske, violoncelle

J‘aurais voulu (1994)
Mélodie sur un texte de Philippe Jaccottet
Andantino pour soprano et piano
1’

Note

Poème de Philippe Jaccottet
J'aurais voulu parler sans images,
simplement pousser la porte.
J'ai trop de craintes pour cela,
d'incertitude, parfois de pitié.
On ne vit pas longtemps
comme les oiseaux dans l'évidence du ciel,
et retombé à terre
on ne voit plus en eux
que des images ou des rêves.

La Belle au bois dormant (1988-1992)
Récit musical selon le conte des Frères Grimm
Texte et huit tableaux
pour piano et récitant
20’-25’

Première audition Genève, Institut Jacques-Dalcroze,
3 avril 2004
Classe de Christiane Doret, piano
F. Henry, conteuse

Note

I          Le château du roi et de la reine
II        La sorcière
III       La bonne fée
IV       A quinze ans
V         Le château s'endort
VI       Ronces et roses cachent le château
VII     Assauts de princes malchanceux
VIII    Après cent ans, le prince charmant

Ma gymnopédie (1987)
Lento pour piano
2’

Note

Inspirée par les gymnopédies de Satie.